Société : génération tête baissée.

À N’Djamena, comme dans de nombreuses villes, les jeunes sont de plus en plus absorbés par leurs écrans. Téléphones, réseaux sociaux, vidéos… une immersion quotidienne qui façonne leurs comportements, influence leur éducation et redéfinit leurs relations sociales.

Difficile aujourd’hui de croiser un jeune sans son téléphone à la main, que ce soit dans les rues, les écoles ou même à la maison. Les réseaux sociaux sont devenus omniprésents, transformant profondément les habitudes de vie. Si au départ l’utilisation des écrans est principalement un moyen de divertissement regarder des vidéos, discuter avec des amis, suivre des tendances elle devient souvent excessive. Plusieurs jeunes passent plusieurs heures par jour connectés, parfois au détriment de leurs études et de leurs responsabilités.

« Je passe presque toute la nuit sur mon téléphone », avoue un élève. « Même quand je veux arrêter, je n’y arrive pas. » Cette dépendance numérique commence à laisser des traces : baisse de concentration en classe, manque de sommeil, isolement social… Des conséquences qui inquiètent parents et enseignants. Les interactions réelles sont souvent remplacées par des échanges virtuels, ce qui entraîne un éloignement des réalités sociales.

Au-delà de l’impact sur le comportement, les contenus numériques influencent aussi la perception des jeunes. Entre la comparaison constante, la quête de validation et l’exposition à des modèles souvent irréalistes, certains développent un mal-être ou une faible estime de soi.

Face à cette situation, les avis divergent. Certains experts soulignent les dangers de l’excès d’écrans, tandis que d’autres mettent en avant les avantages du numérique : accès à l’information, possibilités d’apprentissage, ouverture au monde.

Pour les spécialistes de l’éducation, la solution n’est pas d’interdire, mais d’encadrer. Sensibilisation, dialogue familial et utilisation modérée sont essentiels pour permettre aux jeunes de trouver un équilibre entre les bienfaits du numérique et les risques de dépendance.

Les écrans en soi ne posent pas de problème, mais leur usage excessif en est un. Le véritable défi du numérique reste donc d’apprendre aux jeunes à l’utiliser de manière responsable, pour préserver leur bien-être et leur avenir.

Par SOLOUMTA Abigeal.

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