
Dans la cité capitale, il n’est pas rare de voir des enfants errer dans les rues jusqu’à des heures tardives, une situation préoccupante qui soulève des questions sur la responsabilité parentale, la sécurité et l’avenir de ces jeunes livrés à eux-mêmes.
À la tombée de la nuit, alors que la plupart des familles regagnent leurs domiciles, certains enfants restent encore dehors. Dans les quartiers de la capitale, ils jouent, traînent ou circulent sans encadrement, parfois bien au-delà des heures raisonnables.
Âgés de moins de dix ans pour certains, ces enfants évoluent dans un environnement peu sécurisé, exposés aux dangers de la rue, accidents, mauvaises fréquentations ou comportements à risque ils deviennent particulièrement vulnérables, loin de toute surveillance adulte. « On les voit encore à 22 heures, parfois plus tard … », confie un habitant de Chagoua.
Pour certains parents, cette situation s’explique par des contraintes économiques ou un manque de disponibilité, d’autres évoquent une certaine banalisation, où laisser les enfants dehors tardivement ne semble plus susciter d’inquiétude. Mais pour les spécialistes de l’éducation et de la protection de l’enfance, les conséquences peuvent être lourdes. Au-delà des risques immédiats, cette absence de suivi peut impacter le développement de l’enfant, troubles du comportement, décrochage scolaire, perte de repères.
La rue devient alors un espace d’apprentissage… mais souvent au détriment des valeurs essentielles transmises au sein du foyer.
Face à cette réalité, certains citoyens appellent à une prise de conscience collective. Encadrement familial, sensibilisation et implication des autorités locales apparaissent comme des pistes indispensables pour mieux protéger ces enfants.
Laisser un enfant dehors tard dans la nuit ne devrait jamais devenir une habitude. Car derrière chaque enfant livré à lui-même, c’est une responsabilité partagée qui est engagée. Protéger l’enfance, c’est aussi préserver l’avenir de toute une société.
Par SOLOUMTA Abigael.