
À Gaoui, dans le 10ᵉ arrondissement de N’Djaména, la destruction soudaine de plusieurs hangars par un individu affirmant détenir une réquisition judiciaire a provoqué colère et incompréhension parmi les commerçants. Beaucoup disent avoir perdu leurs biens « en quelques minutes, sans avertissement ».
Informé à son retour du Salon des Maires à Paris, le maire Mahamat Khalil Abdelkerim a rencontré le mardi 02 décembre, les vendeurs touchés. Il a dénoncé toute action unilatérale portant préjudice à la population, rappelant que seul un jugement officiel peut trancher le litige autour des emprises du marché.
En attendant la décision de la justice, la commune a attribué un espace provisoire aux commerçants afin qu’ils puissent reprendre leurs activités. Une mesure d’urgence accueillie avec soulagement.
La rencontre, tenue en présence des secrétaires de séance Habiba Attamar Adikher et Adam Lawani, a momentanément apaisé les tensions. Pour les familles qui dépendent de ces étals, cette intervention municipale représente un espoir de stabilité en pleine incertitude.


Par TABBA Samson