TCHAD| CLOTURE DE LA FORMATION SUR LE CODE DU CINÉMA.

La troisième série de formations dédiée à l’élaboration du Code du cinéma tchadien s’est achevée ce vendredi 21 novembre 2025, au Centre de Formation et de Documentation (CEFOD).

Pendant plusieurs jours, cinéastes, cadres ministériels ainsi qu’experts nationaux et internationaux ont travaillé main dans la main pour jeter les bases d’une véritable industrie cinématographique, en structurant un cadre juridique pour le film et l’audiovisuel au Tchad.

Pour Issa Serge Coelo, cinéaste et formateur lors de cet atelier, le cinéma tchadien est confronté à de nombreux défis, notamment : manque de formation, insuffisance de moyens, stéréotypes persistants, et une mentalité qui sous-estime le rôle du cinéaste dans la société. Il salue cependant, l’engagement et l’écoute des participants, malgré la complexité de certains sujets abordés.

De son côté, Oumar Ahmat, Directeur général adjoint de la Culture et du Patrimoine, affirme que cet atelier a permis d’acquérir des compétences pratiques et une meilleure compréhension des aspects juridiques et institutionnels liés au secteur.

Des témoignages comme celui de Yanadina Jean Baptis, éclairagiste, ont mis en lumière l’impact concret de cette formation. Selon lui, elle redonne espoir à toute une génération de techniciens et permet d’envisager la création d’un Centre national du cinéma.

Cet atelier a également vue la présence de femmes, actrices de ce processus. Ainsi, la scénariste et distributrice Halime Emmanuella appelle à transformer ces discussions en une feuille de route claire, pour la validation du Code. Quant à la réalisatrice Neloummadji Nadia Beyamra, elle confie avoir découvert l’existence même de ce projet de code : « Avant, nous écrivions sans cadre, aujourd’hui, nous comprenons l’urgence d’avoir une école nationale de cinéma pour structurer le secteur. ».

La clôture de cet atelier marque un tournant décisif pour le cinéma tchadien. En posant les fondations d’un code du cinéma ambitieux, le pays s’oriente vers une industrie plus professionnelle, mieux encadrée, capable de porter haut la voix du Tchad à l’international.

Par TABBA Samson.

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