
Dans la capitale tchadienne, de nombreux jeunes, venus des zones rurales se tournent vers le ramassage d’ordures de porte à porte, pour subvenir à leurs besoins. Un métier modeste mais désormais mieux encadré, notamment grâce aux centres de transfert mis en place par le gouvernement.
Pour beaucoup de jeunes, ramasser les ordures n’est plus seulement un geste civique, mais aussi un gagne-pain et une opportunité économique. Munis de leurs pousse-pousse, ils arpentent les rues, collectant les déchets en échange d’une modeste rémunération : « Quand je suis arrivé à N’Djamena, je faisais la cordonnerie, puis, j’ai essayé le ramassage des ordures. Je peux gagner entre 150 et 500 francs selon la quantité. C’est mieux que rien. », explique Mamadjibaye Asdjibaye, jeune ramasseur.
Les déchets collectés finissaient souvent dans des endroits inappropriés, accentuant l’insalubrité et la pollution : « …. On pensait surtout à gagner notre pain, pas à l’impact sur l’environnement », reconnaît Asdjibaye, « … nous pensions seulement à l’argent, pas à l’environnement », admet Asdjibaye.
Nonobstant, la mise en place de centres de transfert dans toutes les communes a changé la dynamique. Les jeunes y déposent désormais leurs collectes, évitant amendes et conflits avec les riverains. Un progrès qui favorise à la fois leur activité et l’assainissement de la ville.
Dans un contexte où chaque initiative compte, ce métier modeste devient un tremplin vers l’autonomie pour de nombreux jeunes, tout en contribuant à la propreté de N’Djamena.



Par MOUSTAPHA Koundé Koï-Assal.