Stade Idriss Mahamat Ouya : l’heure de la responsabilité collective.

À peine inauguré après plusieurs années de travaux de rénovation, le stade Idriss Mahamat Ouya de N’Djamena présente déjà des signes d’inquiétude de dégradation. Des sièges endommagés, des équipements détériorés et des actes d’incivisme observés dans certaines tribunes, quelques jours seulement après la réouverture officielle de cette infrastructure emblématique.

Inauguré le 6 juin 2026, le stade rénové symbolise pourtant les efforts consentis pour redonner au sport tchadien un cadre moderne répondant aux standards internationaux. Cette infrastructure représente bien plus qu’un simple terrain de football, elle constitue un patrimoine national, un espace de rassemblement de la jeunesse et un outil essentiel pour le développement du sport au Tchad.

Face aux premières dégradations constatées, plusieurs observateurs appellent à une prise de conscience collective. Si l’État et ses partenaires ont investi d’importantes ressources dans la réhabilitation de cet équipement, sa préservation dépend désormais du comportement des usagers, des supporters, des organisateurs d’événements et de l’ensemble des citoyens.

Dans un contexte où le Tchad aspire à accueillir davantage de compétitions nationales et internationales, la qualité et la durabilité de ses infrastructures sportives constituent un enjeu majeur. La dégradation prématurée du stade Idriss Mahamat Ouya risquerait non seulement d’entraîner des coûts supplémentaires de réparation, mais aussi de compromettre les efforts engagés pour la promotion du sport national.

Le stade Idriss Mahamat Ouya appartient à tous les Tchadiens, sa préservation ne dépend pas uniquement des autorités ou des gestionnaires de l’infrastructure, mais également de chaque citoyen qui le fréquente. Car, entre construire et conserver, le plus grand défi reste souvent la protection du bien commun. L’avenir du sport tchadien passe aussi par notre capacité collective à prendre soin des infrastructures que nous avons longtemps attendues.

Par ASRA Steve.

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