
Elles sont souvent discrètes, mais leur travail est très important, ces femmes en gilets verts qui balaient les goudrons, dès le lever du soleil. Leur présence permet de garder les grandes rues propres et de protéger la santé de ceux qui les empruntent.
Dans le 3ᵉ arrondissement sur le boulevard du Maréchal Idriss Deby Itno, maman Maïmouna, âgée de 51 ans, n’a pas choisi la facilité, à l’œuvre depuis cinq ans, elle balaie avec soin la poussière qui recouvre le goudron : « je pourrais rester à la maison, mais je préfère gagner ma vie moi-même. J’ai des petits-enfants à nourrir. Ce travail m’aide à tenir, et j’en suis fière », confie-t-elle, balai en main, tout en travaillant.
Sous soleil, poussière, longues heures debout, ces femmes ne se plaignent pas : « Nous faisons ce que beaucoup ne veulent pas faire. Mais nous savons que la ville est plus propre grâce à nous », affirme une autre balayeuse discrète.
Ce programme d’assainissement, soutenu par les autorités locales, offre une activité stable, aujourd’hui, on y retrouve aussi quelques jeunes femmes et hommes, preuve que le métier gagne en reconnaissance.
Dans l’ombre des goudrons de N’Djamena, ces balayeuses incarnent courage, elles montrent que, même avec peu, on peut contribuer fièrement au bien commun.



Par ASRA Steve.