
À N’Djaména, le vol des ampoules installées devant les boutiques et les maisons prend de l’ampleur dans certains quartiers. La nuit tombée, des jeunes retirent ces équipements pour les revendre à bas prix, obligeant désormais plusieurs commerçants à démonter leurs ampoules chaque soir.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, laisser une ampoule allumée devant sa boutique pendant la nuit est devenu un risque. Depuis quelques semaines, certains commerçants constatent la disparition répétée de leurs éclairages extérieurs, généralement installés pour sécuriser leurs commerces et leurs habitations.
À Kabalaye, Yacoub Mahamat Saleh, boutiquier, affirme avoir été victime de ces vols à plusieurs reprises. Après chaque disparition, il dit avoir dû acheter une nouvelle ampoule. Face à la répétition du phénomène, il a finalement adopté une nouvelle précaution : chaque soir, il retire l’ampoule de sa boutique avant de la remettre en place le lendemain.
« Si tu regardes dans le quartier, toutes les ampoules qui sont accessibles sont retirées », témoigne-t-il, déplorant des vols qui, selon lui, sont devenus fréquents ces dernières semaines. Pour certains commerçants, ces petits équipements sont revendus pour quelques pièces, malgré leur utilité pour l’éclairage et la sécurité des lieux.
Au-delà de la valeur de l’objet volé, c’est surtout le sentiment d’insécurité qui inquiète les victimes. Certains commerçants estiment que porter plainte pour une simple ampoule ne semble pas toujours prioritaire, ce qui les pousse à prendre eux-mêmes des précautions pour éviter de nouvelles pertes.
Cette situation montre comment de petits vols répétés peuvent progressivement perturber le quotidien des habitants et des commerçants. Pour éviter que ces actes ne dégénèrent en affrontements entre propriétaires et présumés voleurs, la prévention, la vigilance et l’intervention des services compétents restent nécessaires. Car derrière une ampoule à faible valeur se pose aussi une question plus large, celle de la sécurité et de la tranquillité dans les quartiers de N’Djaména.
Par M.KOUNDE KOI-ASSAL