
À une semaine du mois sacré de Ramadan, une réalité bien connue des consommateurs tchadiens refait surface sur certains marchés de la capitale. Avec la montée de la demande, certains marchés connaissent une hausse des prix des produits de première nécessité.
Des produits qui, du simple au double selon les périodes, deviennent plus difficiles à s’offrir pour de nombreuses ménagères ou jeunes travailleurs, dont le budget oscille entre besoins essentiels et dépenses quotidiennes.
« Avec 2 000 francs, il est devenu presque impossible d’acheter suffisamment pour nourrir la famille, surtout en ce moment où tout est en hausse », confie une habitante rencontrée au marché de Dembé, résumant le vécu de nombreux consommateurs face à la flambée des prix à l’approche du jeûne sacré.
Cette situation n’est pas nouvelle, mais elle met à rude épreuve les ménages dont le pouvoir d’achat est déjà faible. Chaque année, alors que les produits alimentaires sont traditionnellement demandés en plus grande quantité, les commerçants augmentent leurs tarifs parfois plus vite que le revenu des populations.
Les autorités ont tenté à plusieurs reprises d’intervenir. Pourtant, malgré ces actions, beaucoup jugent que les mesures restent insuffisantes ou peu appliquées, et que la hausse des prix se ressent encore fortement au moment où les familles préparent leurs achats pour le mois sacré.



Par ASRA Steve.