N’Djamena : derrière le poisson fumé, le combat des mères.

Au marché de Dembé, dans la capitale tchadienne, des femmes se battent chaque jour pour faire vivre leurs enfants et proches, à travers le poisson fumé, un travail simple en apparence, mais qui cache beaucoup de courage et de souffrance.

Le poisson fumé est beaucoup consommé au Tchad et est apprécié pour sa saveur, et se conserve facilement. Cependant, derrière chaque morceau vendu, il y a l’histoire d’une mère forte, silencieuse, qui lutte au quotidien.

Très tôt le matin, ces femmes partent acheter du poisson, parfois dans des endroits éloignés de la ville, elles le fument avec du bois, souvent sans aucune protection. Ce travail leur demande beaucoup d’énergie, mais, elles tiennent bon, car ce petit commerce leur permet de faire vivre leurs enfants.

Certaines d’entre elles vivent sans aide, d’autres sont veuves ou très pauvres. Elles refusent d’abandonner, même avec peu, elles choisissent de se battre pour garder leur dignité et celle de leur famille.

Comme beaucoup d’autres, Kaltouma, mère de 6 enfants, confie : « je fais ça pour mes orphelins. Ce n’est pas facile, mais je suis fière de me débrouiller ainsi », dit-elle, avec un regard fatigué mais plein de courage.

Pour ces femmes, vendre du poisson fumé n’est pas seulement un moyen de gagner de l’argent, c’est une preuve quotidienne de leur force, de leur résilience et de leur amour pour leurs familles.

Ce petit commerce est en réalité le reflet d’un combat silencieux mené chaque jour par des mères qui refusent de baisser les bras.

Par ASRA Steve.

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