
Après plusieurs années d’études, de nombreux jeunes diplômés espèrent intégrer rapidement le marché du travail. Pourtant, faute d’opportunités, beaucoup restent sans emploi pendant des mois, voire des années. En attendant une embauche, certains se tournent vers de petits commerces ou des activités génératrices de revenus pour subvenir à leurs besoins.
À N’Djamena, le chômage des jeunes diplômés est une réalité de plus en plus visible. Diplôme en poche, ils multiplient les dépôts de candidatures et les recherches d’emploi, sans obtenir de réponse favorable.
« Je pensais qu’après mes études, je trouverais rapidement un travail. Mais les mois passent et je suis toujours à la recherche d’un emploi », confie Oirossie Germaine, diplômée en communication.
Face à cette situation, plusieurs jeunes choisissent de ne pas rester inactifs. La vente de vêtements, le petit commerce, la restauration ou les prestations de services deviennent, pour certains, des moyens de gagner leur vie en attendant une opportunité correspondant à leur formation.
« Honnêtement, nous sommes fatigués des études. Moi, j’ai étudié l’histoire, et aujourd’hui, avec mon diplôme, je vends des vêtements. On ne sait pas quelle est la place de l’État dans ce pays. Je vous le dis clairement : chez eux, leurs enfants ne chôment jamais après l’obtention de leur diplôme. Parfois même, sans diplôme, vous verrez un jeune en troisième année déjà fonctionnaire. Rien ne va dans ce pays », déclare Claranouba Justin.
Pour cette jeunesse, le diplôme représente un espoir qui tarde souvent à se concrétiser. En attendant de décrocher un emploi, beaucoup font preuve de résilience en créant de petites activités, sans pour autant renoncer à leur ambition d’exercer un jour le métier pour lequel ils se sont formés.

Par SOLOUMTA Abigael
Photo crédit: SOLOUMTA Abigael