
Le 10 décembre occupe une place singulière dans l’histoire africaine. Jour symbolique marqué par la Journée internationale des droits de l’homme, il a vu se succéder, au fil du siècle, des événements militaires, politiques et démocratiques qui ont profondément influencé le continent.
Dès 1899, la date s’inscrit dans l’histoire avec la bataille de Stormberg, affrontement majeur de la Seconde guerre des Boers en Afrique du Sud. Plus d’un demi-siècle plus tard, en 1956, le même jour, naît en Angola le MPLA, mouvement dirigé notamment par Viriato da Cruz et appelé à devenir un acteur central de la lutte anticoloniale.
Le 10 décembre 1963, l’Afrique poursuit sa marche vers l’émancipation avec l’indépendance de Zanzibar, prélude à la formation de l’actuelle Tanzanie.
La date prend une dimension encore plus symbolique en 1996, lorsque l’Afrique du Sud de Nelson Mandela et de l’archevêque Desmond Tutu signe sa nouvelle Constitution. Ce texte fondamental, adopté un 10 décembre, associe durablement la jeune démocratie sud-africaine aux valeurs universelles des droits humains.
De la lutte contre la domination coloniale aux avancées démocratiques contemporaines, le 10 décembre apparaît ainsi comme un fil rouge reliant mémoire, justice et souveraineté. Une journée où l’histoire du continent rejoint pleinement l’idéal universel des droits de l’homme.
Par SOLOUMTA Abigaël.