
Le Ghana a présenté ce 25 mars une initiative à l’ONU, pour faire reconnaître la traite négrière comme l’un des crimes les plus graves de l’histoire. Soutenue par plusieurs pays africains et caribéens, cette démarche relance le débat sur la mémoire, la justice et les réparations.
Cette initiative présentée à l’Assemblée générale, vise non seulement à renforcer la reconnaissance internationale de cette tragédie, mais aussi à ouvrir la voie à des discussions sur d’éventuelles réparations.
Selon les autorités ghanéennes, ‘’la traite négrière transatlantique a entraîné la déportation de millions d’Africains’’. Les estimations évoquent entre 15 et 20 millions de personnes arrachées à leur continent pendant plusieurs siècles.
Si l’esclavage est déjà reconnu comme un crime contre l’humanité, le Ghana estime que cette reconnaissance reste insuffisante face à l’ampleur des conséquences historiques, économiques et sociales. Le pays plaide pour une qualification plus forte et une prise en compte plus concrète des impacts durables de cette période.
Au-delà des enjeux diplomatiques, cette initiative vise à renforcer la mémoire collective et à faire reconnaître pleinement les souffrances liées à la traite négrière. Il s’agit aussi de corriger une injustice historique et de promouvoir une forme de justice internationale, en donnant une voix aux millions de victimes de cette tragédie.
Si le débat reste ouvert, cette démarche pourrait marquer un tournant dans la manière dont la communauté internationale aborde les héritages de l’esclavage et leurs conséquences actuelles.
Par ASRA Steve.