Un simple accrochage, des heures de circulation perturbée.

À N’Djamena, un léger accrochage entre deux motos-taxis suffit parfois à paralyser la circulation. Même sans blessé ni dégâts importants, certains conducteurs préfèrent régler leur différend au milieu de la chaussée, provoquant des embouteillages qui pénalisent des centaines d’usagers.

Sur les principaux axes de la capitale, cette scène est devenue fréquente. Après un simple choc, les conducteurs immobilisent leurs motos en pleine route pour se disputer et déterminer le responsable, au lieu de libérer rapidement la voie. En quelques minutes, la circulation ralentit et de longues files de véhicules se forment.

Témoin de la scène, Addadis, conducteur de moto, regrette ce comportement : « Nous, les Tchadiens, nous sommes vraiment sauvages. Il suffit d’un petit problème pour voir le vrai visage des gens. Au lieu de dégager la route et de discuter ensuite, chacun veut avoir raison devant tout le monde. »

Ces incidents rappellent qu’au-delà des accrochages, c’est surtout le manque de civisme et de dialogue qui transforme un fait mineur en un véritable casse-tête pour les usagers de la route.

Par WIWA Sidonie

Photo crédit Moustapha KOUNDE KOI-ASSAL

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