Société : quand le panier de la ménagère devient un casse-tête.

Faire ses courses est devenu un véritable parcours du combattant pour de nombreuses familles à N’Djamena. Dans les marchés de la capitale, les prix de produits essentiels comme l’huile, la viande ou le poisson ne cessent d’augmenter, mettant à rude épreuve le budget des ménages.

Au marché de Walia Ngosso, les clients font leurs comptes devant les étals, beaucoup repartent avec moins de produits qu’auparavant. La hausse des frais de transport et les difficultés d’approvisionnement sont citées parmi les principales causes de cette flambée des prix. « Aujourd’hui, on vient au marché avec une liste, mais on ne repart pas toujours avec tout ce qu’on avait prévu d’acheter », raconte Tarmadji, ménagère. « Le prix de l’huile a augmenté, celui de la viande aussi. Souvent, je suis obligée de supprimer certains produits pour respecter mon budget. » Quelques mètres plus loin, Monique, mère de trois enfants, observe les marchandises avant de faire son choix, « chaque semaine, les prix changent. Avant, je pouvais acheter de la viande plusieurs fois par semaine. Maintenant, c’est devenu rare, nous nous adaptons avec ce que nous avons », confie-t-elle.

Face à cette situation, les familles modifient leurs habitudes. Les repas sont préparés selon les moyens du moment, certaines dépenses sont reportées et les achats se limitent à l’essentiel. Dans les marchés, une préoccupation revient sur toutes les lèvres, comment faire face à un coût de la vie qui augmente alors que les revenus, eux, restent inchangés ?

Par WIWA Sidonie.

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