
Avec l’arrivée de la saison des pluies, les cas de paludisme augmentent fortement au Tchad. Favorisée par la prolifération des moustiques et les eaux stagnantes, cette maladie reste aujourd’hui la première cause de consultation et l’une des principales causes de décès dans le pays, en particulier chez les jeunes enfants et les femmes enceintes.
Le paludisme demeure le premier problème de santé publique au Tchad. Chaque année, des millions de personnes sont touchées, tandis que les hôpitaux enregistrent un grand nombre de cas graves. Les régions du Sud, où les pluies sont plus abondantes, figurent parmi les plus affectées. La capitale, N’Djamena, connaît également une hausse importante des cas pendant l’hivernage.
Avec les fortes pluies, les eaux stagnantes se multiplient dans les quartiers et les villages. Ces points d’eau deviennent des lieux de reproduction pour les moustiques, qui se propagent rapidement et augmentent les risques de transmission du paludisme.
Selon le Dr Abdelmounim Mahamat, le paludisme représente environ 40 % des consultations médicales durant la saison des pluies. Il explique que les eaux stagnantes, associées au manque d’assainissement, créent un environnement favorable à la prolifération des moustiques Anophèles, responsables de la transmission de la maladie. Il rappelle également que les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes restent les personnes les plus exposées aux formes graves du paludisme.
Face à cette situation, les autorités sanitaires renforcent les campagnes de prévention, notamment avec la vaccination des jeunes enfants, la distribution de traitements préventifs et la sensibilisation des populations à l’utilisation des moustiquaires imprégnées.
Alors que la saison des pluies s’installe, la lutte contre le paludisme devient plus urgente que jamais. Adopter les gestes de prévention, éliminer les eaux stagnantes autour des habitations et consulter rapidement un centre de santé en cas de fièvre sont des actions essentielles pour limiter les ravages de cette maladie qui continue de coûter la vie à de nombreux Tchadiens.
Si cet article est destiné à un journal d’information, il est préférable de remplacer « la maladie la plus meurtrière » par « la maladie qui fait le plus de ravages », une formulation plus journalistique, prudente et naturelle.

Par Moustapha KOUNDE KOI-ASSAL