
Réunis en assemblée générale extraordinaire ce 16 mai à l’école du centre, les enseignants de la section provinciale de N’Djaména du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) ont exprimé leur mécontentement face au non-respect des engagements pris par le gouvernement tchadien concernant leurs revendications sociales et salariales.
Selon les responsables syndicaux, les enseignants avaient accepté de suspendre leur mouvement de grève en février dernier dans un esprit d’apaisement et de dialogue. En contrepartie, les autorités s’étaient engagées à signer un protocole d’accord visant à rendre effectif le décret N°2850, prévoyant plusieurs avantages en faveur des enseignants.
Toutefois, les syndicalistes déplorent que ce document n’ait toujours pas été signé, alors que l’échéance fixée dans le chronogramme officiel au 3 avril 2026 est dépassée.
Outre l’application du décret, les enseignants réclament également le paiement immédiat du demi-salaire suspendu lors des précédents mouvements sociaux. Ils estiment que les retards enregistrés dans l’exécution des engagements gouvernementaux contribuent à accentuer le malaise au sein du secteur éducatif.
À l’issue de cette assemblée générale, les enseignants ont décidé de maintenir la pression sur les autorités afin d’obtenir une réponse rapide à leurs revendications. Ils n’excluent pas d’engager de nouvelles actions si aucune solution concrète n’est trouvée dans les prochains jours.
À l’approche des examens de fin d’année, le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Tchad, section de N’Djamena, Abdelkader Djibia, a appelé le gouvernement à privilégier le dialogue pour éviter une nouvelle perturbation du calendrier scolaire. Il a également invité les enseignants à rester unis et vigilants face aux tentatives de division.


Par DIONMAYE Jonathan.