Culture : retour sur une édition festive de la Fête de la Musique.

La musique a résonné dans toute la capitale tchadienne ce 21 juin, à l’occasion de la Fête de la Musique. Des espaces culturels aménagés dans les dix arrondissements de la capitale au grand concert et à Amandine Drive, artistes confirmés, jeunes talents et mélomanes se sont retrouvés pour célébrer l’un des langages universels. Placée sous le thème « La musique au service de la cohésion sociale et du vivre-ensemble », cette édition a transformé plusieurs quartiers de la ville en véritables scènes de spectacle à ciel ouvert.

Dès la fin de l’après-midi, les espaces culturels installés ont accueilli des prestations variées mêlant musiques traditionnelles, afro-urbaines, slam, rap, gospel et danses patrimoniales. L’objectif était de rapprocher la culture des populations en permettant aux habitants de célébrer l’événement sans avoir à se déplacer vers un site unique.

Dans le 9eme arrondissement et 7eme, plusieurs artistes ont mis à l’honneur les sonorités du terroir, dans les quartiers du sud de la ville, les jeunes artistes urbains ont enflammé les scènes à travers des prestations mêlant rap, afrobeat et musique moderne. Partout, les mêmes images se répétaient, des enfants, familles réunies, des jeunes chantant en chœur et des spectateurs venus partager un moment de détente et de convivialité.

Le point culminant de la célébration s’est déroulé à Amandine Drive, où plusieurs artistes se sont succédé sur scène devant un public nombreux. Entre prestations live, animations et hommages à la richesse culturelle nationale, l’ambiance est restée électrique jusqu’au bout de la soirée. « J’ai apprécié le fait que les activités soient organisées dans les quartiers, cela nous a permis de profiter de la fête », témoigne Alexis jeune étudiant, rencontrée sur un site du 7ᵉ arrondissement. Même enthousiasme du côté de Moussa Djimet, présent dans le 5eme arrondissement.

Pour les artistes, cette célébration demeure un moment privilégié de rencontre avec le public des quartiers, « la Fête de la Musique est une occasion de valoriser nos talents et de rappeler le rôle de la culture dans le rapprochement. Quand la musique joue, les différences s’effacent », souligne l’artiste Dar Sila à l’issue de sa prestation.

Au-delà du caractère festif, cette édition a également permis de promouvoir la diversité musicale tchadienne et d’encourager les jeunes créateurs. À travers chants, danses et rencontres artistiques, la Fête de la Musique 2026 aura une nouvelle fois démontré que la culture reste un puissant vecteur de cohésion sociale, capable de rassembler les populations au-delà des générations et des appartenances.

Par ASRA Steve.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *