
Réunis à N’Djaména pour la quatrième session de leur Commission mixte, le Tchad et l’Égypte veulent donner un nouvel élan à leur coopération. Santé, infrastructures, enseignement supérieur et investissements figurent parmi les principaux secteurs ciblés par ce rapprochement.
La coopération entre N’Djaména et Le Caire prend une nouvelle dimension. À l’issue de la quatrième session de la Commission mixte égypto-tchadienne, plusieurs accords ont été conclus dans les domaines de la santé, de la culture, du tourisme et de l’aviation civile, avec la volonté d’élargir davantage les échanges économiques entre les deux pays.
Sur le plan des infrastructures, l’Égypte réaffirme notamment son intérêt pour le projet de corridor routier devant relier son territoire au Tchad à travers la Libye. Cet axe est présenté comme un moyen de faciliter les échanges commerciaux entre l’Afrique du Nord et l’Afrique centrale et de renforcer l’ouverture du Tchad vers de nouveaux corridors régionaux.
La santé constitue également un volet important de cette coopération. Une mission médicale égyptienne menée en avril à N’Djaména avait réalisé plus de 500 interventions chirurgicales. Le Caire a également contribué à l’équipement d’un centre de dialyse avec 25 appareils et prévoit de poursuivre la formation de personnels médicaux tchadiens ainsi que l’accueil de patients dans ses établissements hospitaliers.
Dans le domaine de l’éducation, les travaux du campus de l’Université d’Alexandrie à N’Djaména sont annoncés comme achevés. L’établissement devrait accueillir jusqu’à 6 000 étudiants et proposer progressivement des formations notamment en médecine, soins infirmiers, ingénierie et informatique. Une initiative qui pourrait renforcer l’offre de formation supérieure au Tchad.
Sur le plan économique, les deux parties avancent également sur la mise en place de la société « El Gran Corridor », destinée notamment à soutenir des projets logistiques, agricoles et liés à l’exportation de viande. Un forum d’affaires organisé en marge de la Commission a permis d’explorer d’autres possibilités d’investissement dans les infrastructures et l’industrie pharmaceutique.
Cette nouvelle étape traduit ainsi une volonté des deux pays de passer d’une coopération sectorielle à un partenariat plus large, touchant directement des domaines essentiels au développement du Tchad. Reste désormais à transformer les accords signés et les projets annoncés en réalisations concrètes et durables pour les populations.
La Rédaction