
Elle a commencé le mannequinat à une époque où ce métier était encore peu structuré au Tchad. Depuis 2008, Claudia Mantangar a construit son parcours entre concours de mode, défilés et rendez-vous professionnels à travers plusieurs pays africains. Son itinéraire raconte surtout celui d’une jeune Tchadienne qui a progressivement transformé une passion d’enfance en activité professionnelle.
Claudia Mantangar Tobeal découvre le mannequinat alors qu’elle est encore jeune. Dans une société où le métier peut susciter des réserves, elle choisit d’abord de nourrir cette ambition avec discrétion. En 2008, elle franchit toutefois le pas et fait ses premiers pas au sein de l’agence Gazelles du Sahel, dirigée par Samira Loubri, à l’occasion de la Nuit de la femme tchadienne. Ce premier contact avec les podiums marque le début d’un parcours qui va progressivement dépasser les frontières du Tchad.
La progression se poursuit au niveau national. En 2011, 2012 et 2013, elle est élue trois années consécutives Miss des soirées de mode au Tchad. Deux ans plus tard, en 2015, elle reçoit le trophée de meilleur mannequin décerné par l’agence Gazelles du Sahel. Ces distinctions jalonnent ses premières années de carrière et lui permettent de se faire une place dans un secteur encore marqué par la faiblesse des structures professionnelles et des débouchés.
Son parcours scolaire avance parallèlement à cette activité. Claudia Mantangar obtient son baccalauréat en 2017. Après cette étape, elle suit notamment des formations dans la gestion de projets et la gestion hôtelière avant d’envisager des études en communication d’entreprise. Ce choix traduit une volonté de ne pas dépendre exclusivement des podiums, dans un métier où les contrats et les revenus restent irréguliers.
À partir de cette période, les déplacements se multiplient. Elle participe à différents événements de mode en Afrique, notamment à Abidjan avec le MASSA, au Bénin avec le FESMMA et le NSA, en Guinée avec le FIMOG, au Mali avec le FESTIA, au Togo avec ELIMA, ainsi qu’au Congo dans le cadre d’un défilé organisé par Street Blooz Fashion. Ces expériences lui permettent d’évoluer dans des environnements professionnels différents et d’élargir progressivement son réseau dans le milieu de la mode africaine.
Le FESMMA constitue d’ailleurs l’une des étapes importantes de son parcours. En 2020, elle a reçu au Bénin le prix de Top Model africain lors de ce festival. Cette distinction vient compléter les récompenses obtenues au Tchad et marque une reconnaissance au-delà de son marché d’origine.
Mais derrière les podiums et les distinctions, Claudia Mantangar porte également un regard lucide sur les réalités du mannequinat en Afrique. Dans son entretien accordé à Ialtchad Presse en 2020, elle soulignait notamment les difficultés liées à la rémunération et estimait qu’un mannequin africain devait souvent développer d’autres activités ou projets liés à la mode pour parvenir à vivre durablement de son métier.
Cette réalité donne une autre lecture à son parcours. Son histoire ne se résume pas aux concours remportés ou aux défilés réalisés à l’étranger. Elle illustre aussi les efforts nécessaires pour construire une carrière dans un secteur où la visibilité ne garantit pas toujours la stabilité professionnelle.
Depuis son entrée dans le mannequinat en 2008, Claudia Mantangar aura ainsi connu plusieurs étapes, des premiers podiums tchadiens aux rendez-vous internationaux de la mode africaine. Les informations publiques disponibles permettent de documenter cette trajectoire jusqu’en 2020, mais elles ne donnent pas d’éléments suffisamment récents pour établir avec certitude son lieu de résidence actuel ou ses activités professionnelles en 2026. Son parcours reste néanmoins marqué par une constante : faire du mannequinat un métier, tout en cherchant à se former et à diversifier ses perspectives.

La rédaction