Serbie : Aleksandar Vučić quitte la présidence après son passage à l’ONU

Après avoir représenté la Serbie à la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, Aleksandar Vučić a annoncé sa démission le 27 septembre 2026. Son départ intervient à quelques semaines des élections législatives anticipées du 25 octobre, auxquelles il souhaite participer comme simple citoyen.

De New York à la démission

Aleksandar Vučić s’était rendu à New York pour participer aux travaux de la 81ᵉ Assemblée générale de l’ONU. Lors de son intervention, le président serbe a défendu les positions de Belgrade sur le Kosovo, appelé au respect du droit international et plaidé pour une réforme du système des Nations unies. La délégation serbe a également mené plusieurs rencontres bilatérales et multilatérales durant ce déplacement.

Quelques jours après son retour, Vučić a officiellement quitté la présidence. Il avait déjà annoncé avant son départ pour New York qu’il remettrait sa démission à son retour. Son choix n’est donc pas présenté comme une décision prise soudainement à la suite de son séjour américain.

Pourquoi quitte-t-il la présidence ?

La principale raison avancée par Vučić est liée à sa participation aux élections législatives anticipées du 25 octobre. Il souhaite mener la campagne de son parti, le Parti progressiste serbe (SNS), et figure parmi les personnalités appelées à briguer le poste de Premier ministre si son camp constitue le prochain gouvernement. En quittant la présidence, il entend participer à cette compétition électorale en tant que citoyen ordinaire.

Son départ intervient toutefois dans un contexte politique tendu. Depuis près de deux ans, la Serbie connaît d’importantes mobilisations étudiantes et antigouvernementales. Le mouvement s’est notamment développé après l’effondrement d’une partie de la gare de Novi Sad, en novembre 2024, qui avait causé la mort de 16 personnes. Les manifestants ont notamment dénoncé la corruption, le manque de transparence et les interférences politiques dans les institutions. Le pouvoir rejette ces accusations.

Une transition avant la présidentielle

Après la démission de Vučić, la présidente de l’Assemblée nationale, Ana Brnabić, assure l’intérim à la tête de l’État. Une nouvelle élection présidentielle doit être organisée d’ici la fin décembre, tandis que les législatives sont fixées au 25 octobre.


Le départ d’Aleksandar Vučić marque ainsi une nouvelle étape de la séquence politique serbe. Après son dernier grand déplacement international en tant que président à New York, il se tourne désormais vers la bataille législative, dans un pays confronté à une forte mobilisation citoyenne et à une importante échéance électorale.

La Rédaction

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