N’DJAMENA | Les avenues poussiéreuses, un défi sanitaire et municipal majeur.

À N’Djamena, la saison sèche s’accompagne de nuages de poussière, qui envahissent les avenues de la ville, souvent mal entretenues. Le vent soulève quotidiennement des particules fines dans l’air, compliquant la circulation et exposant les usagers à des risques sanitaires.

Les axes goudronnés se transforment en couloirs de particules, en l’absence de nettoyage régulier, ce mélange de sable et de polluants s’accumule sur la chaussée, réduisant la visibilité, irritant les voies respiratoires et rendant la conduite plus dangereuse.

Une étude récente sur les effets du climat et de la gouvernance urbaine à N’Djamena, souligne que, la concentration de particules fines dépasse largement les seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé, accentuant les risques de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Face à ce constat, la mise en œuvre de politiques municipales plus rigoureuses en matière de propreté devient urgente. Le nettoyage systématique des voies permettrait de réduire la dispersion des particules, tout en contribuant à une meilleure qualité de vie urbaine. L’instauration d’une culture de la propreté et de la responsabilité citoyenne doit également accompagner ces efforts.

La poussière urbaine à N’Djamena témoigne avant tout d’un déficit d’entretien et d’attention à l’environnement urbain. Assainir les avenues ne relève pas du confort mais d’une nécessité sanitaire, sécuritaire et collective.

Une ville propre attire la confiance, favorise les investissements et reflète le respect de l’espace public.

Par ASRA Steve.

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