N’Djaména : exploitation des jeunes dans des emplois précaires.

 Dans les débits de boissons de la capitale, un constat se confirme, plusieurs jeunes sont victimes d’abus et d’exploitation dans le cadre de leur emploi ou de stages professionnels. Entre promesses non tenues et conditions de travail précaires, le droit du travail semble parfois être ignoré dans ces emplois précaires.

Chaque jour, les serveurs et serveuses travaillent pour faire entrer de l’argent dans les caisses, mais leurs efforts ne sont pas récompensés à la hauteur, ou pas dans certains cas. Parfois, après des mois de travail sans relâche, ils sont renvoyés sans leur droit. « On sert les clients, l’argent circule, mais à la fin du mois, c’est comme si on n’avait rien fait, parfois on nous paye demi salaire avec un grand retard sans explication », déplore Christian, serveur dans un bar restaurant.

Cette pratique révèle un manque de contrôle et d’application des droits de ces travailleurs, beaucoup de jeunes, faute de recours ou de connaissance de leur droit, abandonnent leur emploi avant même de pouvoir réclamer leurs droits.

La loi tchadienne du travail prévoit pourtant, des protections minimales pour les jeunes en emploi ou en stage. Cette situation crée un cercle vicieux où la précarité pousse les jeunes à accepter des conditions injustes, tandis que certains employeurs profitent de cette vulnérabilité pour ne pas respecter la loi.

« Les jeunes doivent être informés de leurs droits avant de commencer tout emploi », alerte un gérant d’un bar de la place, « … de plus, les stages doivent rester une période d’apprentissage et non un moyen d’exploiter gratuitement des jeunes ».

Par ASRA Steve.

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