
Le Tchad reste classé au niveau 3, la catégorie la plus basse du rapport américain sur la traite des personnes. Washington pointe des insuffisances dans les enquêtes, la protection des victimes et l’application des lois.
Des efforts jugés insuffisants
Selon le rapport, les autorités tchadiennes n’ont signalé aucune enquête, poursuite ou condamnation pour traite des personnes durant la période examinée. Le document relève également l’absence de victimes officiellement identifiées et dénonce le manque de moyens des services judiciaires ainsi que l’insuffisance de l’accompagnement des victimes.
Malgré une loi prévoyant jusqu’à 30 ans d’emprisonnement, son application reste limitée. Le rapport fait aussi état d’allégations de corruption et de complicités présumées de certains responsables, susceptibles d’entraver les enquêtes. Par ailleurs, les centres d’accueil manquent de ressources et l’aide repose largement sur les ONG et les organisations internationales.
Des avancées encore limitées
La création de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes et l’adoption d’un plan d’action 2025-2027 constituent des avancées. Toutefois, le manque de financement compromet leur mise en œuvre.
Ce classement souligne l’urgence de renforcer les enquêtes, de sanctionner les auteurs et de mieux protéger les victimes. Pour le Tchad, le défi reste de transformer les mesures annoncées en actions concrètes et durables.
La rédaction
Je n’ai pas le droit sur la photo