
Originaire du sud du Tchad, le Ndjakandjaka est une sauce appréciée dans de nombreux foyers. Préparée avec des ingrédients locaux, elle se distingue par ses saveurs et ses variantes selon les communautés.
Une sauce présente dans les habitudes alimentaires
Le Ndjakandjaka accompagne régulièrement les repas dans plusieurs familles tchadiennes. Il se mange généralement avec la boule traditionnelle, préparée à base de mil, de maïs, de sorgho ou de riz.
Dans sa recette traditionnelle, cette sauce est préparée avec des feuilles d’oseille, du gombo frais, des graines de néré fermentées, appelées daodawa, de l’eau et une petite quantité de natron. Ces ingrédients lui donnent son goût acidulé et sa texture particulière.
Une préparation qui évolue
Avec le temps, une version enrichie s’est développée dans plusieurs foyers. Elle associe notamment des oignons revenus dans l’huile, du poisson fumé ou séché, de l’ail, du gombo, des aubergines et de la pâte d’arachide.
Cette dernière apporte une texture plus onctueuse, tandis que les autres ingrédients renforcent les saveurs. Chaque famille peut adapter la recette selon ses goûts et les produits disponibles.
Des variantes selon les communautés
La préparation du Ndjakandjaka varie également selon les traditions locales. Chez les Moundang, certaines recettes intègrent des haricots, en complément des légumes et de la pâte d’arachide.
Chez les Boum, la sauce se prépare notamment avec de jeunes gombos, des feuilles de courge, des aubergines et de la pâte d’arachide. Ces différences illustrent la diversité des pratiques culinaires au Tchad.
Le Ndjakandjaka reste une sauce emblématique de la cuisine traditionnelle tchadienne. Transmise de génération en génération et adaptée selon les communautés, elle contribue à préserver un savoir-faire culinaire qui fait partie du patrimoine du pays.

Par WIWA Sidonie
Photo WIWA Sidonie