
La Compagnie Hadre Dounia a officiellement clôturé ce 4 juin, la huitième édition de son programme de cours gratuits de soutien au baccalauréat. Lancée en février dernier, cette initiative a permis à 3 225 candidats de renforcer leurs acquis dans plusieurs disciplines littéraires et scientifiques, dans un contexte marqué par les perturbations du système éducatif tchadien.
La cérémonie de clôture s’est déroulée au Centre culturel Koulsy Lamko, dans le quartier Atrone du 7ᵉ arrondissement de la capitale, en présence des responsables de la compagnie, des enseignants encadreurs, des élèves et de nombreux invités. Selon les organisateurs, ce programme vise à atténuer les effets des retards accumulés dans l’exécution des programmes scolaires à la suite des mouvements de grève enregistrés dans plusieurs établissements publics. Ces perturbations ont contraint de nombreux candidats à rechercher un accompagnement complémentaire pour mieux préparer les épreuves du baccalauréat.
À cette occasion, le directeur artistique de la Compagnie Hadre Dounia a réaffirmé l’engagement de la structure en faveur de l’éducation et de la réussite des jeunes. Malgré les contraintes financières et le manque de soutien de certains partenaires, la compagnie a poursuivi son action afin d’offrir aux candidats un cadre de préparation adapté. « Cette initiative est avant tout un engagement social et éducatif. Nous croyons que l’éducation est la clé de l’avenir et nous continuons à accompagner les jeunes malgré les défis », a-t-il déclaré.
Le programme est financé principalement grâce aux revenus générés par les activités culturelles, les spectacles et les productions artistiques de la compagnie. Ces ressources permettent de couvrir les dépenses liées aux supports pédagogiques, aux photocopies, aux veillées d’études et à l’encadrement des élèves. Pour faire face à l’importance des effectifs, les candidats ont été répartis par séries et en plusieurs groupes afin d’assurer un meilleur suivi pédagogique. Les cours ont été dispensés dans différentes salles, parfois avec un dispositif de sonorisation destiné à faciliter l’apprentissage.
Les responsables ont néanmoins relevé plusieurs difficultés, notamment les coupures d’électricité, le coût élevé des supports pédagogiques et les contraintes logistiques liées à la gestion d’un grand nombre d’élèves. La cérémonie a également été marquée par un moment de prière et de bénédiction animé par un curé et un pasteur, qui ont formulé des vœux de réussite, de persévérance et de sérénité à l’endroit des candidats.
Les encadreurs ont enfin attiré l’attention sur la baisse du niveau scolaire observée chez de nombreux élèves et appelé les autorités éducatives ainsi que les partenaires à renforcer leurs efforts pour améliorer durablement la qualité de l’enseignement.
Après huit années d’existence, ce programme s’est imposé comme une initiative citoyenne majeure à N’Djamena, contribuant chaque année à la préparation de milliers de candidats au baccalauréat grâce à un engagement associant éducation, solidarité et action communautaire.


Par SOLOUMTA Abigael.