
À N’Djaména, Bénédicte Govou partage son parcours entre trois univers : le basketball, l’arbitrage et le mannequinat. Joueuse du club Bourgeons et capitaine des joueuses du basketball tchadienne, elle s’investit également dans l’arbitrage, où les femmes restent encore peu nombreuses au Tchad.
Bénédicte Govou découvre le basketball en 2016 au sein de l’école de basketball Bourgeons, à N’Djaména. Elle y apprend les bases du jeu avant de poursuivre sa formation dans une académie, où elle développe progressivement ses qualités techniques et physiques. Son évolution lui permet d’intégrer, en 2021, l’équipe nationale féminine du Tchad.
Depuis, elle poursuit sa carrière avec le club Bourgeons, où elle évolue comme joueuse et a également assumé le rôle de capitaine. Au fil des compétitions, elle remporte à deux reprises le titre de MVP lors de championnats organisés par la ligue et la fédération. Avec la sélection nationale, elle participe également à deux sorties internationales.
Mais le basketball ne se limite pas pour elle à l’activité de joueuse. Bénédicte Govou s’est aussi tournée vers l’arbitrage. Elle intervient désormais comme arbitre de basketball, une fonction encore peu représentée par les femmes au Tchad. Cette nouvelle expérience lui permet de découvrir le jeu sous un autre angle, en passant du rôle de celle qui joue à celui de celle qui veille au respect des règles.
En parallèle du sport, Bénédicte évolue également dans le mannequinat. Les podiums constituent pour elle un autre espace d’expression, loin de l’ambiance des gymnases et des compétitions. Cette activité s’ajoute à son parcours sportif sans pour autant effacer son engagement dans le basketball.
Entre le terrain, le sifflet et les podiums, Bénédicte Govou construit ainsi un parcours diversifié. Son itinéraire montre surtout qu’une sportive peut développer plusieurs compétences autour de sa passion, tout en occupant une place encore peu fréquente dans l’arbitrage féminin au Tchad.

Par MADJIEI Grace