
Située dans la province du Wadi Fira, à l’est du Tchad, la ville de Biltine fait face à une grave pénurie d’eau potable qui affecte durement le quotidien de ses habitants. Dans plusieurs quartiers, l’accès à l’eau est devenu un véritable défi pour de nombreuses familles qui peinent à satisfaire leurs besoins essentiels.
Chaque jour, des femmes et des enfants parcourent de longues distances sous une chaleur accablante afin de trouver quelques litres d’eau destinés aux besoins domestiques. Les points d’eau disponibles sont souvent éloignés, insuffisants ou parfois impropres à la consommation. Cette situation expose les populations à de nombreux risques sanitaires, notamment les maladies hydriques et les infections liées au manque d’hygiène.
Selon l’UNICEF, le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène demeure confronté à d’importants défis au Tchad. L’organisation souligne que seulement 64 % de la population tchadienne a accès à l’eau potable, tandis que les provinces de l’est du pays, dont le Wadi Fira, figurent parmi les zones les plus vulnérables.
Dans cette localité, l’insuffisance des forages modernes ainsi que l’absence d’un système efficace d’adduction d’eau aggravent davantage les difficultés des habitants. Pendant la saison sèche, certains ménages sont contraints d’utiliser des sources d’eau non sécurisées, faute d’alternatives accessibles.
Face à cette situation préoccupante, plusieurs organisations humanitaires et partenaires du gouvernement tchadien multiplient les initiatives pour améliorer l’accès à l’eau potable dans le Wadi Fira. Des projets de réhabilitation de forages, de distribution d’eau et de sensibilisation à l’hygiène ont été lancés, afin de réduire les risques sanitaires et d’améliorer les conditions de vie des communautés locales.
Malgré ces efforts, les besoins restent immenses, les habitants de Biltine espèrent des investissements durables dans les infrastructures hydrauliques afin de mettre fin à une crise qui freine le développement social, économique et sanitaire de la ville. Car au-delà d’un besoin vital, l’accès à l’eau potable demeure un droit fondamental et un facteur essentiel de dignité humaine.

Par ASRA Steve.